
Ressourcement pour Femmes seulement
Vendredi 19 février au dimanche 21 février 2027
La retraite offerte par Marie-Josée Tardif s'adresse aux femmes désireuses de se ressourcer et de transformer leurs relations.
Au programme: Un grand moment de ressourcement entre femmes pendant 3 belles journées
- Cercles de parole
- Enseignements sur le rôle de la femme et de l'homme dans la tradition anicinape
- Enseignements sur le féminin sacré - Approfondir notre relation à Soi et aux autres
- Cérémonie des calumets
- Veillée de feu sacré
- Matato
N.B. : Le programme et le contenu de ces trois jours peuvent varier en fonction de la météo et de l'inspiration du moment.
Les participantes doivent être âgés d'au moins 18 ans.
Veuillez noter que ce stage est en français.
Pour vous inscrire, écrivez-nous à: info@kina8at.ca
Your animators
Marie-Josée Tardif
Marie-Josée Tardif
Animée depuis toujours par la quête spirituelle, Marie-Josée Tardif a mis, pendant un temps, sa carrière de journaliste au service de cette recherche intérieure. Au fil des ans, ses reportages et ses rencontres sont devenus des occasions de questionner le sens de la vie, le lien entre corps, le cœur et l’esprit, les grandes lois invisibles qui traversent l’existence.
Mais ce métier, aussi riche soit-il, ne suffisait plus. Il lui fallait mettre ses talents de communicatrice au service de la connaissance de soi. Et c’est précisément au moment où elle avait quitté le journalisme que le chemin des sagesses autochtones s’est présenté à elle. Une surprise totale. Bouleversante. Mais une évidence, en vérité, car elle était porteuse de sens, de promesse et de lien.
Sa rencontre avec le chef héréditaire anicinape Dominique (T8aminik) Rankin fut donc décisive. Leur alliance, à la fois personnelle et spirituelle, a donné naissance à une remarquable collaboration. Ensemble, ils ont cofondé l’organisme Kina8at, la Fondation Dominique Rankin, les Enseignements Kisis, ainsi que le Centre culturel Kina8at, au Québec. Autant d’espaces où Autochtones et Allochtones peuvent se rencontrer, guérir et grandir ensemble.
Si elle ne se considère pas comme dépositaire de la tradition, Marie-Josée a reçu de précieux enseignements auprès des aînés autochtones. Aujourd’hui, son rôle n’est pas de transmettre directement une tradition ou une méthode figée, mais de proposer des repères simples et essentiels pour celles et ceux qui, à leur tour, avancent sur le chemin d la connaissance de soi.
Elle agit comme une passeuse, entre les sagesses anciennes et les réalités d’aujourd’hui, entre les blessures du passé et les forces de guérison présentes, entre les élans du cœur et les nécessités concrètes du quotidien.
Communicatrice de formation, enseignante de vocation, elle s’appuie sur la sagesse du cercle et sur le pouvoir transformateur de la présence à soi pour raviver le feu sacré qui brûle en chacun et nous encourager à répondre à l’appel de notre âme.
Son approche infuse les qualités du féminin de l’être: écoute, intuition, circularité, intériorité, relation avec soi-même, les autres et la Terre. Elle accorde une grande place au langage symbolique, ce de l’âme qui permet de sentir, comprendre et concevoir autrement que par l’intellect. Ses propositions invitent à revenir au centre de soi, là où l’on peut se relier à plus grand que soi.
Quand l’âme se souvient
''Aux côtés de T8aminik, j’ai appris à honorer les traditions sans les figer. Mon rôle n’est pas de transmettre à sa place. C’est plutôt de créer des ponts. D’offrir mes talents d’enseignante, de communicatrice, de tisseuse de liens. De prêter ma voix à ce qui relie les mondes.
Peu à peu, à travers mes blessures, mes traversées, ma lente guérison, j’ai vu émerger une carte intérieure. Une carte en forme de cercle. Un chemin pour rentrer à la maison, au cœur de notre être. Un chemin parfois exigeant, où l’on apprend à traverser ses ombres, à équilibrer ses polarités, à renaître à sa puissance créatrice, à s’enraciner à la Terre, à se relier au Ciel et à se rapprocher toujours plus du centre. Du cœur.
Je crois profondément que si l’on tend l’oreille, chacun peut entendre l’appel de son âme.
Il faut du courage pour l’écouter. Cela demande souvent de renoncer à nos certitudes, de faire de grands sauts dans l’inconnu, de nous confronter à ce que l’on n’aime pas de soi et d’oser faire rayonner ce qu’on porte de plus beau. Ce sont précisément ces moments-là qui réveillent en nous une mémoire plus vaste. Celle de qui nous sommes vraiment.
Dans mon ancienne vie de journaliste, j’ai longtemps souffert de la souffrance du monde. Je me sentais impuissante, incapable de déterminer comment je pourrais contribuer. J’ai fini par comprendre qu’en faisant gagner la souffrance, je faisais partie du problème et non de la solution. Et que la solution ne pouvait être qu’intérieure! J’ai compris qu’en guérissant en moi ce que je voulais guérir à l’extérieur, je devenais partie prenante d’un mouvement plus vaste.
Aujourd’hui, je suis portée par une grande conviction : quand chacun ose écouter l’appel de son âme; quand chacun fait gagner l’amour, en soi et autour de soi, alors c’est le monde entier qui se transforme.''
Marijo
T8aminik (Dominique) Rankin, C.M., C.Q.
L'aîné T8aminik (Dominique) Rankin est né dans les forêts du nord-ouest québécois, à l'époque où ses parents vivaient encore selon le mode de vie nomade de leurs ancêtres anicinapek (algonquins). À l'âge de sept ans, il fut désigné par les anciens pour prendre un jour la relève de son père à titre de chef héréditaire. Dès l'enfance, il fut donc placé sur un long chemin d'apprentissages et d'initiations qui, 50 ans plus tard, allaient mener à sa reconnaissance pleine et entière en tant qu'aîné et homme-médecine. Grand-père T8aminik fut également confronté à la terrible époque des Pensionnats indiens. C'est la philosophie et la médecine traditionnelle des siens qui lui ont permis de se remettre debout. Il livre aujourd'hui un vibrant témoignage sur le pardon et la réconciliation.
Grand-père T8aminik a été fait membre de l'Ordre du Canada et Chevalier de l'Ordre national du Québec: les plus hautes distinctions du Canada et du Québec. Il est aussi récipiendaire des médailles de l'Assemblée nationale du Québec et du Jubilée de diamant de la Reine Élizabeth. Sénateur pour les Centres d'amitié autochtones du Canada, il est engagé dans le mouvement des Centres d'amitié depuis plus de 30 ans. T8aminik est également Président honoraire de Religions for Peace et du Cercle de paix de Montréal, deux organismes liés aux Nations-Unies.

